LA TERREUR DU MOIS : "THE COLLECTOR" de Marcus Dunstan
Nouvelle rubrique qui s'ouvre : La terreur du mois ou en plus simple le film d'horreur du mois. je vais donc essayer relativement frequemment de faire le tri entre le grain de l'ivraie dans la multitude de film d'horreurs qui sortent tous les mois. En juillet le lauréat est "the collector" qui fait se croiser la vague fatiguante des SAW avec le giallo italien.
Porté par un tueur masqué des plus zarbi, as de l'arme blanche et de pièges tordus qui décide d'investir une maison bourgeoise et ses occupants dans tous les sens du terme, "The collector" vaut déjà pour son casting nickel, dominé par le pauvre cambrioleur qui passait par là joué subliment par Josh Stewart (qu'on a pu voir dans "Law abiding citizen" ou "Benjamin Button"). On y croise aussi la sympathiquement pas farouche Madeline Zima ("Californication") qui donne d'elle-même pour une des séquences les plus réussies du métrage, qui sur le morceau culte de Bauhaus"Bela Lugosi is dead" fait s'entrecroiser superbement actions et regards lors d'une scène de sexe plus que périlleuse.
Conscient de ne pas être aussi doué que ses référents, Marc Dunstan joue sur ses points forts à fond les ballons à coup d'esthétique baroque (superbe photo 16 mm) et de musique industrielle de bon gout sur une 1h15 plus que suffisante. Car malgré ses qualités "The collector" n'évite pas toujours les écueils du genre, notamment lors de son final twistesque mineur qui tire un peu trop sur la corde et par certains effets de montage un peu facile. On pense aussi souvent par la trop sophistication des pièges à une version trash de "Maman, j'ai raté l'avion" ou "MacGyver" . Mais bon c'est cool, bien foutu et pas monté au hachoir, et comme les très bons "House of the devil" de Ty West et "I know who killed me" de Chris Siverston, "The Collector" remet au gout du jour tout ce cinéma baroque et efficace qui dominait le genre à la fin des années 70 où horreur et stylisation faisaient bon ménage. Note : 4/6