 | EDITO DU MOIS D'AOÛT : RETOUR VERS LE FUTUR !Extrait du PETIT MALIN (Guide touristique et spécialiste des bonnes adresses) : 10 Août 2054 – Un « Bonsooooarrr » d’un Boris robotique, accueille les petits enfants des clients actuels qui continuent de se presser au 121 Avenue parmentier pour louer leurs films, sur supports hologrammes. D’un simple passage devant le torse à puce du Roboris, le conseil du vendeur légendaire se fait entendre : « Un bon polar du samedi sooooarrr », « Une chouette comédie, idéale pour un Lundi », déclenchant l’hilarité d’une foule en délire. Désormais ouvert 24h/24, installé sur l’ensemble des étages de l’immeuble, JM VIDEO dispose d’un parking aérien pour voitures volantes et d’un gigantesque phare, qui sillonne le ciel ténébreux de sa lumière, repère immédiat pour les cinéphiles qui viennent à présent du monde entier chercher la perle rare.

Les diverses légendes autour de l’endroit ne sont pas pour rien dans son succès, on raconte que Seb B., le réalisateur multi oscarisé derrière la saga en 16 épisodes d’HOMME A PRENDRE, travailla dans ses rayons, tout comme Seb A., l’auteur multi milliardaire de RAMOU RAMIREZ OFFRE SON CŒUR A TATA SUZETTE, considéré comme le HAROLD ET MAUDE de son temps. David, le gardien du parking aérien, qui s’occupe aussi de la baraque à frites, aime à rappeler que lui aussi, dans le temps, réalisait des films et qu’il aurait bien continué s’il n’avait pas eu 9 enfants d’un coup à nourrir. Le patron ? Parti ouvrir une nouvelle boutique à New York après l’ouverture fracassante du premier vidéo club lunaire. Le curieux, en regardant attentivement peut d’ailleurs apercevoir le feu d’artifice quotidien donné sur notre bel astre blanc aux couleurs de la boutique. David hausse les épaules, mélancolique, tandis que nous regardons vers le ciel, « Du temps de ma superbe, je t’y aurai mis un de ces feu sur la lune, moi… Vous voulez des frites, puisque je vous tiens ? ».
5 Août 2010 : On n’est pas sur la Lune, mais on n’en est pas loin au vu d’une sélection fantastique !

Réaliser une suite au BAD LIEUTENANT d’Abel Ferrara revenait à écrire HAMLET 2, tant la noirceur crasse de l’œuvre du cinéaste new yorkais n’appelait qu’au chaos. Le pari est pourtant superbement réussi par Werner Herzog avec ce ESCALE A LA NOUVELLE ORLEANS qu’on n’attendait pas là, et pas à ce niveau. Harvey Keitel n’a pas à rougir de la prestation d’un Nicolas Cage impressionnant qui bouffe l’écran de son énergie et de sa classe.

Considéré par Michael Moore comme le meilleur film jamais produit par un studio sur la guerre en Irak, GREEN ZONE de Paul Greengrass avec Matt Damon a pourtant déçu au box office. L’occasion idéale pour nos clients de se rattraper et découvrir un film où le génie de la mise en scène immersive le dispute à l’impact d’un discours pour le moins éclairé sur cette fameuse terre des « armes de destruction massive ».

Il s’est fait attendre le dernier Park ChanWook depuis le mollasson JE SUIS UN CYBORG et le moins qu’on puisse dire c’est que le come back est fracassant puisqu’il signe avec THIRST le meilleur film de Vampires du moment avec, excusez du peu, MORSE. Drôle, flippant, complètement barré, enivrant, et comme toujours une vrai claque de mise en scène.

A une époque où les films de super héros n’ont jamais été aussi nombreux, il est bon de découvrir des œuvres qui questionnent un peu le statut de nos chers camarades aux super pouvoirs comme WATCHMEN et le bienvenu KICK ASS. Véritable petite perle du mois, le film fait figure d’indispensable du genre, bien écrite, bien pensée, drôle et intelligente à la fois.
Le reste des films du mois, ICI.
David HOURREGUE
Publié le 11 août 2010
|