Nothing
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Date de sortie : 17 avril 2008
Support : DVD
Genre : Fantastique
Réalisateur : Vincenzo Natali
Acteur(s) : David Hewlett, Andrew Miller
Synopsis : Co-locataires et amis d’enfance, Dave et Andrew vivent en marge de la société.
Parce qu'ensemble, ils se sentent plus forts face à ce monde qui les rejette et les oppresse, ils partagent une vieille maison coincée entre deux bretelles d'autoroute.
Alors que les ennuis s'abattent sur eux, que leur maison, leur seul refuge, doit être détruite, Dave et Andrew se retrouvent soudain projetés dans un autre monde.
Sont-ils au paradis ? en enfer ? dans une dimension parallèle ? Toujours est-il que leur nouveau monde ne présente pas que des avantages...
Critiques : On nous avait prévenu !
Que ce soit la petite bombe en forme de huis clos à couper le souffle Cube (très réussi) ou le thriller futuriste sombre Cypher (bien moins bon), Vincenzo Natali a su imposer une signature visuelle et une ambiance esthétique remarquables et originales. On se frotte donc les mains en apprenant qu'il attaque aujourd'hui le genre de la comédie, qui plus est fantastique, qui plus est métaphysique, qui plus est avec deux de ses acteurs fétiches... et qui plus est avec une telle idée de scénario : deux loosers (mais alors loosers de chez loosers) se retrouvent un beau matin au milieu de nulle part, dans un espace intersidéral immaculé et aphone. Au début, c'est marrant. Mais le vide, c'est très vite ennuyeux.
Deux temps bien distincts dans le film : un premier mouvement hystérique, avec une caméra à l'épaule dopée au guarana-ginseng, une bande-son boursouflée qui nous bousille les neurones et un enchaînement de pseudo-gags qui laissent pantois. Au bout de 20 minutes, second acte : les deux zigotos se retrouvent dans le vide et ont la paix (nous aussi). Plus de problème avec l'employeur, avec la maison, avec la petite copine... Juste eux deux, seuls, devant l'immensité d'un désert d'opaline, prétexte à quelques séquences relativement amusantes et à deux-trois réflexions somme toute judicieuses sur la solitude, le sens de la vie et la mort. Mais les deux trublions David Hewlett et Andrew Miller ont beau en faire trois tonnes, ils ont du mal à nous décrocher un sourire.
Très vite, les ressorts comiques s'essoufflent, les personnages tournent en rond, le récit illustre parfaitement son titre. On attend LA blague, LA réplique ou LA séquence qui justifiera le visionnage de cette fable métaphysique lourdaude. Réponse : excellent somnifère, Nothing est idéal si vous avez des nuits à rattraper.
Bartholomé Girard
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