Into the wild
Pour la réservation : Indiquez les titres des films et la date, Cliquez ici.!
Date de sortie : 17 juillet 2008
Support : DVD
Genre : Comédie dramatique
Réalisateur : Sean Penn
Acteur(s) : Emile Hirsch, Vince Vaughn, William Hurt et Catherine Keener
Synopsis : Tout juste diplômé de l’université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s’aventurant seul dans les étendues sauvages de l’Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.
Critiques : Le visage buriné, les yeux d’un bleu à se damner, la clope toujours à la main, Sean Penn n’a plus rien à prouver à personne. Acteur mythique s’il en est, réalisateur reconnu (Crossing Guard, The Pledge), voilà qu’il se transforme également en scénariste pour son quatrième long-métrage. " Seulement quatrième long-métrage" en presque 30 ans de carrière a-t-on envie de dire, tant le génie de Sean Penn transpire sur chaque images.
Adapté d’une histoire vraie, basée sur les mémoires de son héros, Into The Wild est incroyablement beau... Tout simplement. D’autant que c’est avant tout un très bel hommage à Mère Nature, une ode à la planète, un pamphlet anti-société de conso, bourré de messages et de sous-entendu. Alors évidemment, les trois quarts du film sont très contemplatifs, un peu naïf dans leur vision des choses (naturelles comme humaines), et comme l’histoire est très simple, il ne se passe finalement pas grand chose. Mais le montage non chronologique, l’incroyable prestation d’Emile Hirsch, qui rassure décidemment sur la nouvelle génération, une bande-son divine et la poésie qui se dégage de chaque image, chaque paysage, chaque rencontre, nous balance une énorme vague d’émotion... Car Sean Penn ne juge pas, il pose sa caméra pour filmer ce qui l’entoure dans toute sa beauté, son immensité. D’ailleurs, son cinéma fait étrangement penser à celui de Terrence Malick. Alors, comme pour Malick, le film transcende… ou ennuie, c’est selon. Mais si vous vous laissez submerger par la poésie, la couleur, la douceur, l’émotion, la tristesse et la mélancolie d’Into The Wild, préparez votre sac à dos – et n’oubliez pas les mouchoirs…
Aurélie Maulard
Retour