It's a free world
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Date de sortie : 17 juillet 2008
Support : DVD
Genre : Comédie dramatique
Réalisateur : Ken Loach
Acteur(s) : Juliet Ellis, Leslaw Zurek, Kierston Wareing...
Synopsis : Angie n’a peut-être pas fait d’études, mais elle est jeune, énergique et ambitieuse. Elle a connu des moments difficiles, mais cette fois, elle est bien décidée à avoir sa part du gâteau.
Avec sa colocataire Rose, Angie monte un cabinet de recrutement. Elle évolue désormais dans le monde nébuleux des agences pour l’emploi, des contremaîtres et des ouvriers immigrés, au cœur du miracle économique anglo-saxon.
Critiques : Vous aimez les belles Anglaises ?
Après une escapade dans la grande histoire dramatique irlandaise, qui lui a valu moult récompenses, Ken Loach revient au drame social, genre qu’il traite depuis ses débuts avec toujours autant de profondeur et d’intelligence.
Dans It’s a free world, Ken Loach s’attarde sur le problème des travailleurs clandestins. Angie est blonde et dynamique, elle travaille pour une société d’intérim qui va chercher ses travailleurs dans les pays de l’Est. Virer parce qu’elle ne s’est pas laisser faire quand son supérieur lui tripote les fesses, elle décide de monter elle-même sa propre boîte d’intérim avec sa colocataire Rose.
En montant cette société en marge du système, Angie devient comme les travailleurs qu’elle emploie une clandestine. Tout comme elle était déjà une clandestine envers son fils qu’elle a confié à ses parents. Le talent de Ken Loach et de Paul Laverty, son scénariste, c’est de mettre en scène un personnage plus qu’ambiguë. A priori sympathique car belle et grande gueule, Angie, tout au long du récit, franchit la ligne qui nous oblige à ne plus la considérer comme une victime du système mais comme un bourreau. Et malgré les dures épreuves que le cinéaste lui fait subir, rien n’y fait, l’empathie dont elle bénéficiait s’est envolée.
À une époque où le libéralisme anglais est pris en exemple par une certaine frange de la population, le film de Ken Loach vient à point nommer pour remettre les choses en ordre. Non, vivre dans « un monde libre » comme l’indique le titre du film ne permet pas de faire n’importe quoi avec n’importe qui dans le seul intérêt du profit personnel.
Mathieu Girard
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