Smiley face

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Date de sortie : 24 juillet 2008
Support : DVD
Genre : Comédie dramatique
Réalisateur : Gregg Araki
Acteur(s) : Anna Faris, John Krasinski, Adam Brody, Danny Masterson
Synopsis : Jane F., une actrice flemmarde et sans succès, passe une sale journée. De minute en minute, tout devient dramatiquement surréaliste. Smiley Face est une sorte de After Hours du nouveau millénaire.
Les mésaventures de Jane commencent quand elle s’avale un paquet de petits gâteaux, laissés sans surveillance par son psychopathe de colocataire (Danny Masterson), qui se montrent vite moins innocents qu’ils n’en ont l’air. Dès lors, elle essaye de traverser la ville pour en racheter à un trafiquant de drogue impitoyable (Adam Brody), de passer une audition et de remplacer d’une façon ou d’une autre les précieux petits gâteaux. Se faisant prendre en auto-stop par le petit ami de son colocataire (John Krasinski) – qu’elle fait complètement craquer - elle part pour un long et étrange voyage...
Et quand le manuscrit original du Manifeste Communiste lui tombe entre les mains, les choses deviennent parfaitement ingérables. Asseyez-vous et appréciez le voyage sauvage et les efforts de Jane pour se sortir de cette journée, ce qui se révèle une tâche laborieuse remplie d’événements épiques (comme Sisyphe luttant avec le plus grand, le plus fou des rochers jamais rencontrés).
Critiques : Une comédie qui a fumé la moquette !
Chantre du cinéma indépendant, Gregg Araki avait marqué les esprits avec son dernier film Mysterious Skin qui avait pour sujet la pédophilie. Après près de 20 ans à avoir représenter le mal être adolescent, un peu à l’image de Larry Clark ou de Gus Van Sant, Araki semble, avec Smiley Face s’offrir une petite récréation pop et fun, à l’image de son affiche très warholienne. Ici, pas d’histoire de viol, de sida, mais juste une comédie de la défonce, genre à part entière dans le cinéma américain nommé la « Stoner comedy ».
Jane, qui tente de devenir actrice, glande sur son canapé. À 9h15 elle fume déjà son premier joint. Elle s’enfile ensuite tout un tas de gâteaux que son colocataire avait soigneusement préparé pour sa soirée science-fiction. Seulement voilà, les pâtisseries un peu spéciales de son coloc étaient fourrées à l’herbe et Jane se retrouve complètement stone dès 10h, alors qu’une grosse journée s’annonçait, en plus d’une audition, elle devait payer les factures. Ces tout petits rien qui semblait déjà compliqué pour Jane vont alors se muer en tâche insurmontable.
Ne vous attendez pas à une comédie profonde et raffinée, ici on est dans la blague potache et dans le nonsense qui frôle le burlesque. Anna Faris, habituée du genre grâce à la série des Scary Movie, campe avec brio cette blonde allumée et nous offre quelques beaux moments de comédie (la tentative de démarrage de voiture et la scène du bus notamment). Araki use de son côté de bons nombres d’effets judicieusement choisis pour mettre en relief l’esprit embrumé de son héroïne.
Même si certains reprocheront au réalisateur l’aspect superficiel du film, il n’empêche que la liberté de ton et le savoir faire de Araki suffit à faire du long-métrage une vraie comédie, un espace de détente, une fenêtre d’aération avant de peut-être retourner à des thèmes plus graves.
Mathieu Girard
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